Éclairage ergonomique

et poste de travail

 

L’ergonomie et le confort d’éclairement jouent un rôle capital dans l’éclairage des bâtiments intérieurs et des postes de travail. Les critères principaux intervenant dans le confort sont, en fonction des tâches visuelles :

  • la température de couleur (degré Kelvin)
  • l’éclairement moyen à maintenir ou Em
  • l’indice de rendu des couleurs (IRC ou R)
  • l’éblouissement (ou UGR)
  • l’uniformité d’éclairement (ou Uo)

Toutes ces notions sont traitées de manière exhaustive dans la norme d’éclairage des lieux de travail intérieur (NF EN 12 464 -1).

La norme NF X 35-103 (Ergonomie, principes d’ergonomies visuelle applicable à l’éclairage des lieux de travail) quant à elle reprend la norme d’éclairage intérieur en prenant en compte trois spécificités :

  • Opérateur âgé de plus de 45 ans : la performance visuelle s’altère avec l’âge. Aussi convient-il, en présence d’opérateurs âgés de plus de 45 ans, d’augmenter le niveau d’éclairement pour leur permettre de mieux percevoir les détails
  • Tâche visuelle : les détails sont de petites dimensions, les contrastes de luminance de la tâche visuelle sont particulièrement faibles et la tâche est exécutée sur une longue durée
  • Situation à risque : possibilité d’erreur liée à une mauvaise perception visuelle susceptible d’avoir des conséquences graves en termes d’accidentologie, de qualité du produit et de coût.

La température de couleur (température en °K)

La température de couleur est donnée en degrés Kelvin (K). Par exemple, 2000°K correspond à la lumière rougeâtre d’une flamme de bougie, 2700°K à la lumière jaunâtre d’une ampoule incandescente classique, 2900°K à la lumière légèrement jaune d’une lampe halogène, 4000°K à un blanc neutre, et 6000°K à la lumière riche en composante bleue qui règne à l’extérieur autour de midi. Plus la température de couleur s’élève, et plus la proportion de bleu dans la lumière devient importante.

Pour l’éclairage d’ateliers industriels, la température de couleur pourra varier entre 4000°K et 6500°K. Pour les ateliers qui travaillent sur la couleur, une température neutre de 5000°K est fortement conseillée.

Nous consulter pour plus de détails.

L’éblouissement (cf UGR)

L’éblouissement peut être :

  • Direct, quand la source lumineuse est dans le champ visuel ; s’il s’agit d’une source naturelle, le poste de travail doit être protégé du rayonnement solaire gênant.
  • Indirect, lorsque l’éclairement est réfléchi sur des objets, des surfaces et le plan de travail.

Afin d’éviter cette gêne, il est recommandé d’utiliser des surfaces mates ou des éclairages diffus à l’endroit de la tâche visuelle et même au niveau des sols et des plafonds.

La circulaire du 11 avril 1984 (Commentaires techniques des décrets du 2 août 1983), recommande une luminance moyenne, mesurée dans le champ visuel central du personnel, pour éviter l’éblouissement du personnel.

Cette luminance ne doit pas excéder :

  • 3000 cd/m2 pour les sources lumineuses de petites dimensions
  • 600 cd/m2 pour les sources de grandes dimensions

Le rapport entre deux luminances voisines ne doit pas dépasser 50.

En pratique, la gêne sera d’autant plus faible que l’angle compris entre la direction de la source et celle du regard est plus grand ( minimum souhaitable 30-40 ° ).

Angle minimum entre la direction de la source et celle du regard 

L’indice de rendu des couleurs (irc ou Ra)

Cet indice (à ne pas confondre avec la température de couleur) définit l’aptitude d’une lampe à nous faire distinguer toutes les couleurs. La valeur maximale d’IRC est 100.

La lumière du jour offre un IRC de 100. Les ampoules à incandescence et halogènes (dont la lumière a un spectre continu) ont aussi un IRC proche de 100, même si la teinte de leur lumière tire sur le jaune. Par contre, l’IRC de la majorité des lampes fluorescentes et des lampes LED présentes sur le marché se situe autour de 80. Mais, dans les deux catégories, il existe des modèles avec un IRC plus grand que 90 (très bon rendu des couleurs).

Pour évaluer l’IRC-rendu des couleurs d’une lampe selon la procédure de la Commission internationale de l’éclairage (CIE), on utilise une palette de 8 couleurs. Pour chaque couleur, on compare le rendu sous la lampe testée et sous une lumière idéale. L’IRC attribué finalement à la lampe est une moyenne des 8 rendus de ces 8 couleurs-tests. Parce que cette procédure a été mise au point dans les années 1950 pour tester les lampes fluorescentes et les lampes à décharge, elle est mal adaptée aux LED d’éclairage qui sont apparues récemment. Pour adapter le test aux LED et l’affiner, certains professionnels de l’éclairage utilisent – en plus des 8 couleurs déjà mentionnées – 7 autres couleurs.

L’IRC est définie par le coefficient Ra dans la norme Norme EN 12464-1: 2011 par domaine d’activité.  Certaines activités industrielles (filière tissus et cuir, contrôle couleur, imprimeries) nécessitent des IRC (ou Ra) supérieurs à 90. Nous consulter pour plus de détails.

Eclairage moyen à maintenir (em)

La norme européenne Norme EN 12464-1: 2011 pour l’éclairage d’intérieur des lieux de travail remplace la précédente de 2004 et accroît l’importance de l’éclairage pour permettre aux gens d’effectuer des tâches visuelles avec efficacité et précision.

Trois domaines de calcul sont définis :

  • Zone de travail, détermination de la tâche visuelle. Si elle ne peut pas être déterminée, on considère la surface entière de l’environnement.
  • Zone immédiatement entourant, au moins 50 cm autour de la zone de travail
  • Espace de fond, au moins 3 mètres autour de la zone immédiatement entourant

L’éclairage de la zone immédiatement entourant peut être inférieur à celui de la zone de travail, mais ne doit pas être inférieure aux valeurs suivantes :

 

Zone de travail Zone immédiatement entourant
≥ 750 lx  500 lx
500 lx 300 lx
300 lx 200 lx
200 lx 150 lx

Les valeurs EM (lux) sont données pour chaque applications industrielles.

Les valeurs d’éclairement sont celles maintenues: il est nécessaire, pour la conception, de définir un facteur de maintenance qui tienne compte aussi bien de la chute du flux lumineux des lampes que du niveau d’empoussièrement du local.

L’uniformité d’éclairement (uo)

La répartition lumineuse ou l’uniformité des niveaux d’éclairement caractérise les variations du niveau d’éclairement et est définie comme étant le rapport entre l’éclairement minimum et l’éclairement moyen observé dans la zone de travail.

L’uniformité d’éclairement des zones de travail et des zones environnantes immédiates est définie, dans la zone considérée, comme étant le rapport : Éclairement minimum / Éclairement moyen. Cette uniformité est caractérisée par le coefficient Uo dans la norme d’éclairage.

BUREAU D'ETUDES & MAITRE D'OEUVRE

ECLAIRAGE INDUSTRIEL

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